Démocratie et justice sociale - Centres sociaux : une mobilisation du réseau 4243 qui porte ses fruits jusqu’à l’Assemblée nationale

Le 19 mai, lors d'un débat à l’Assemblée nationale consacré à la politique associative de l’État, Pierrick Courbon, député de la Loire, a interrogé Marina Ferrari, ministre chargée de la Vie associative, de la Jeunesse et des Sports, sur la situation économique alarmante des centres sociaux et des structures d’éducation populaire, en s'appuyant sur sa connaissance des réalités ligériennes de notre réseau.

Dans son intervention, le député a rappelé le rôle essentiel joué par les centres sociaux et a également alerté le Gouvernement sur les difficultés financières croissantes auxquelles sont confrontées de nombreuses structures, alors même que les besoins sociaux ne cessent d’augmenter dans les territoires.

Cette prise de parole n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans un travail de fond mené depuis plusieurs années par le réseau des centres sociaux et notamment par notre fédération départementale qui n’ont cessé d’alerter les parlementaires sur les fragilités du modèle économique des centres sociaux. Grâce à notre mobilisation, un groupe transpartisan ligérien de député.es a pu se constituer autour de ces enjeux. Pierrick Courbon s'est particulièrement engagé dans cette démarche en mobilisant le groupe d'études de l'Assemblée nationale sur l'avenir des centres sociaux, dont il est coprésident, permettant ainsi la réalisation d'un rapport qui met en lumière notre réalité et offre des préconisations pour la suite.

La réponse de la Ministre constitue un premier signal encourageant. Reconnaissant les difficultés rencontrées par les centres sociaux, elle s'est dite favorable à l'ouverture d'une réflexion sur la mise en place d'une loi-cadre dédiée. Une perspective qui rejoint les propositions portées depuis plusieurs années par notre réseau.

Vous pouvez retrouver l’intervention de P. Courbon et la réponse Mme Ferrari ici :

https://www.pcourbon.fr/2026/05/19/il-manque-70-millions-deuros-pour-sauver-nos-centres-sociaux/

Pour autant, l'urgence demeure. De nombreux centres sociaux continuent aujourd'hui de faire face à des tensions financières qui fragilisent leurs actions et leur capacité à répondre aux attentes des habitant.es. Si cette reconnaissance politique est importante, elle devra désormais se traduire par des mesures concrètes permettant de sécuriser durablement les moyens d'action des structures.

Pour notre fédération, cette intervention à l'Assemblée nationale marque une étape importante. Elle démontre que le travail de plaidoyer mené collectivement par les centres sociaux, les fédérations et leurs partenaires trouve aujourd'hui un écho au plus haut niveau de l'État. Elle confirme également la pertinence de poursuivre la mobilisation afin que les centres sociaux soient pleinement reconnus comme des acteurs incontournables des politiques de cohésion sociale, de participation citoyenne et de développement des territoires.

 

photo chantier

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